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Nintendo envoie Mario sur smartphones

Séisme dans la communauté vidéo-ludique : le "Big One" était aussi redouté qu'inévitable et est finalement arrivé : Nintendo confirme qu'il sortira des jeux sur tablettes et smartphones.

Ce matin, lors d'une conférence de presse, Satoru Iwata, PDG de Nintendo, a finalement fait une annonce qui se profilait depuis déjà longtemps malgré le fait qu'elle vienne sans aucun doute signer la fin du Nintendo que l'on a connu depuis de nombreuses années. Il y a déjà plus d'un an, des rumeurs se répandaient faisant mention de jeux Nintendo prévus sur équipements mobiles. Ces rumeurs avaient rapidement été démenties par l'entreprise, assurant alors que "l'intention de Nintendo n'était pas de créer des titres sur ces équipements et donc, nous pouvons confirmer que nous n'avons pas prévu de proposer de mini-jeux pour smartphone", et expliquant que la source de ces on-dit correspondaient certes à des applications pour mobiles, mais dont le seul but serait de fournir des informations sur ses titres et de les promouvoir. Toutefois, cette déclaration ne reflétait pas la stricte vérité, comme l'a finalement avoué Iwata : "Certains d'entre vous doivent se demander pourquoi Nintendo, qui a toujours refusé de développer des jeux sur mobile, a à présent changé sa politique. Veuillez noter que je ne rejetais pas l'idée de créer des jeux mobiles malgré ce que j'ai affirmé en Javier 2014, qu'une équipe de développeurs de Nintendo travaillaient effectivement à l'élaboration d'applications, mais que je ne rejetais pas cette possibilité."

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Malgré les rumeurs, les démentis et les démentis de démentis, l'affaire a finalement été officialisée lors de cette conférence de presse (que vous pouvez retrouver en fin d'article), ainsi que dans un communiqué de presse daté d'aujourd'hui : Nintendo va bien développer des jeux sur smartphones et tablettes. Certes, cette idée est assez étrange à concevoir (et à écrire, je l'avoue), mais nous verrons très certainement Mario sautiller sur smartphones d'ici un ou deux ans tout au plus.
Les jeux que nous pourrons alors découvrir sur tablettes et smartphones ne seront que des titres inédits : Nintendo a choisi de ne faire aucun portage, afin d'assurer la qualité de ses productions. Il s'est pour ce projet allié avec DeNA, une entreprise déjà bien implantée dans le jeu sur mobile et dont le rôle sera de développer et d'aider à la diffusion de chacun des jeux créés. Pour sceller ce pacte, les deux firmes procéderont à un échange de capitaux le 2 Avril à l'occasion duquel chacune achètera l'équivalent de 22 milliards de yen d'actions de l'autre.

Sans titre 7 Sans titre 8

Suite aux importantes difficultés auxquelles le constructeur a dû faire face, suite au flop de sa WiiU et l'abandon d'un grand nombre d'éditeurs tiers, la décision de Nintendo n'est aujourd'hui plus si surprenante que ça. En quelques années à peine, il s'est embourbé, a perdu en crédibilité et doit à présent trouver des solutions pour vendre à nouveau. Iwata ne cherche pas à cacher la principale motivation qui le pousse à miser sur ces plates-formes : "Les équipements mobiles ont évolué jusqu'à devenir un moyen de communication pour une telle quantité de personnes que ce serait un gâchis de ne pas les utiliser."
Côté joueurs, c'est sans aucun doute de deuil et la déception qui priment : un sentiment d'abandon qui s'explique très facilement si l'on se permet d'analyser la chose d'un point de vue sociologique. Nintendo est une icône, un véritable symbole du Jeu vidéo que tous les joueurs connaissent et qui a marqué l'histoire du média. Tel un héros mythologique, le voir mourir l'épée à la main aurait sans aucun doute été plus facilement admis : cela aurait été un événement triste, mais qui aurait surtout semblé naturel. Mais c'est oublier que Nintendo est avant tout une entreprise, dont la nature le pousse à prospérer par tous les moyens. D'un point de vue économique, il a ainsi pris une décision qui lui sera sans aucun doute bénéfique, au moins sur le court terme. Mais à présent, n'importe qui pourra découvrir Mario et compagnie sur son smartphone. Même les non-joueurs (c'est-à-dire dans cette analyse sociologique, les non-initiés, ceux qui ne font pas partie de la communauté) pourront poser leurs mains sur des jeux qui auront acquis une certaine sacralité -conséquence de la place qu'ils occupent au sein du monde du Jeu vidéo- sans même avoir à faire le moindre effort pour s'intéresser au Jeu vidéo dans son ensemble, et donc en traitant sans égard ces titres comme de simples divertissements passagers.
Big N vient aujourd'hui d'initier une nouvelle phase de son existence : on peut s'attendre à ce qu'il récupère sans aucun doute de l'échec financier que représente la WiiU, mais le symbole qu'il constituait pour la communauté des joueurs est à jamais brisé.

Nintendo

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