Dernièrement, les gars de Un Drop Dans La Mare ont publié une nouvelle vidéo. Si je suis habituellement un fan absolu de leur travail, il fallait bien qu'arrive un jour où je ne serai pas d'accord.
Et puisque je vais avoir besoin d'un peu plus que les 140 caractères de mes gazouillis habituels pour m'exprimer, j'en profite pour faire fonctionner un peu ce forum qui a décidément du mal à se trouver sa communauté.
Bref, cette dernière vidéo revient donc sur l'impact de Google sur la qualité des brèves consacrées à l'actualité vidéoludique.
Brèves qui n'ont pas toujours beaucoup d'intérêt et qui, effectivement, sont faîtes de façon à plaire à Google. Oui, mais pas que.
Car ces brèves, ces articles et la façon dont ils sont écrits sont aussi là pour plaire au lecteur. Comme cela est dit dans la vidéo, les revenus des sites en question proviennent majoritairement de la publicité et dépendent donc du nombre de visites qui doit être maximisé.
Mais en se concentrant sur Google qui fournit une part très importante du trafic, ils ont oublié la communauté, les habitués de ces sites qui reviennent régulièrement sans passer par un quelconque moteur de recherche.
1. Commençons donc par "l'info zéro". Pas très poussé comme article, c'est certain. Mais pas sans intérêt pour autant : peut-être que je suis un peu nouille, mais personnellement, j'aime bien savoir s'il y a une chance que tel ou tel jeu soit annoncé ou si un indice laisserait penser à une suite.
Évidemment, il y a des limites : savoir que Lundi prochain à 21h30 sera dévoilée un nouveau screenshot du prochain GTA V, je n'en ai strictement rien à foutre. Mais sans aller jusqu'à une vraie annonce d'annonce, les rumeurs constituées de plein de points d'interrogations peuvent avoir leur intérêt. Il s'agit là d'une caractéristique d'Internet qui permet d'obtenir tout plein d'infos même si elles sont de faible importance. Donc, pas très surprenant de retrouver cela sur la presse web.
Passons ensuite à la rédaction pure.
2. Oui, la syntaxe des titres a une incidence sur le référencement. Mais n'oublions pas le style journalistique, qui n'est pas propre qu'à Internet : il y a une nécessité d'accrocher le regard du lecteur afin de l'inciter à cliquer pour en savoir plus. Un titre court permet de faire un résumé ultra-condensé de l'info afin de donner le sujet de l'article ou de la brève en quelques mots seulement. Donc le verbe, il est parfois (mais pas toujours) mieux de s'en passer.
3. Ensuite, pour l'intérieur de la brève, tous les référenceurs diront qu'il n'y a pas d'indice de densité parfait, il s'agit d'un concept de moins en moins utilisé et surtout qui ne s'applique pas dans l'exemple montré en vidéo. Pour faire ressortir une page avec un mot-clé en particulier, utiliser des synonymes et d'autres formes (pluriel, féminin) de ce mot est indispensable : il faut un champ lexical. Cela ne s'applique donc pas à un nom propre qui n'a qu'une seule forme et surtout, cela ne s'applique pas à un mot unique.
4. Enfin, le référencement est-il vraiment la première chose recherchée ? Ces sites écrivent des dizaines de brèves par jour, et ça m'étonnerait beaucoup qu'un intérêt si grand soit porté pour le SEO de pages d'aussi faible importance. Ce serait certainement le cas pour une page d'accueil ou d'autres destinées à recevoir un fort trafic, mais pas pour une page qui sera complètement oubliée de tous les lecteurs en moins d'une semaine, surtout que cela consommerait autant de travail voire plus que la rédaction de la brève elle-même.
Et même si l'objectif principal était de plaire à Google, n'oublions pas que celui-ci repère de plus en plus facilement les techniques SEO et les pénalise. Il est donc de plus en plus efficace de tenter d'écrire de manière naturelle, c'est-à-dire pour les internautes et donc sans prendre en compte le fait qu'il faille mettre tel mot à tel endroit.
C'est tout pour la rédaction.
5. Pour la fraîcheur du contenu et l'importance des commentaires, là tout est vrai.
6. "Si les commentaires sont vitals" ... Hum
... Bref, voilà.
7. Pour finir, les réseaux sociaux ne génèrent pas de backlink.
Ils sont effectivement utiles pour le référencement, et deviennent totalement incontournables avec le temps : un nombre élevé de partages ou de like d'une page indique leur popularité, et l'autorité du compte du site peut être repérée par le nombre de retweets, d'abonnés etc ... Mais le fonctionnement est bien différent d'un lien en dur placé sur un site web.
Et encore une fois, il n'y a pas que le référencement. N'oublions pas que les réseaux sociaux sont aussi extrêmement utiles pour faire revenir les habitués : comme un abonnement à une newsletter ou à un flux RSS, ils permettent aux lecteurs fidèles d'être très rapidement au courant de l'apparition d'un nouvel article. En ne les obligeant pas à revenir toutes les heures pour voir eux-même s'il y a du nouveau, cela leur offre une navigation plus agréable qui leur donnera envie de lire plus de pages.
Dans l'apport de trafic, les réseaux sociaux peuvent se substituer au moins en partie aux moteurs de recherche.
Google n'est pas la seule différence entre presse web et presse papier : il y a surtout un rapport différent des lecteurs à leur magazine.
Quid de l'instantanéité de l'info caractéristique d'internet ? Et quid de la façon d'y accéder ? Voilà ce qu'il manque dans ces deux minutes.