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PGW : première diminution de la densité de visiteurs

Pour la première fois depuis son édition 2012, mais sans pour autant devenir confortable, la Paris Games Week a regroupé une densité de visiteurs nettement moindre par rapport aux éditions précédentes.

Toujours et toujours plus de monde : telle semble être la devise de la Paris Games Week. Depuis sa première édition en 2010, l'événement n'a cessé de grandir en présentant chaque année une surface d'exposition et un nombre de visiteurs toujours plus grands. Toutefois, malgré le fait qu'il soit devenu grand et qu'il ait acquis une portée internationale, le salon parisien est aussi devenu l'événement difforme et boiteux que l'on connait aujourd'hui. Sa fréquentation a grandi très vite, tandis que sa surface d'exposition, si elle a effectivement été augmentée, a connu un développement beaucoup plus lent : une croissance inégale qui a conduit à un événement regroupant une foule compacte, se marchant sur les pieds et à des files d'attentes au-delà de celles de n'importe quel parc d'attraction.

Mais voici que les choses changent finalement : un changement très faible, mais un changement quand même. La foule et les files d'attentes sont toujours présentes, mais, comme on pouvait le ressentir la semaine dernière dans les allées, elles étaient toutes deux moindres en comparaison de celles des années précédentes. Pour la première fois depuis longtemps, il était possible de circuler n'importe où sans difficulté et la plupart des durées d'attente pour accéder aux jeux triple-A se limitaient à une heure, quand elles atteignaient toutes facilement les trois heures lors des éditions précédentes.

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Et cette diminution de densité n'est pas qu'une impression si l'on en croit les chiffres publiés par les organisateurs. Si le nombre de visiteurs n'est pas fiable -car étant régulièrement gonflé en comprenant les invités, personnels et animateurs du salon, comme le rappelle Le Monde-, il demeure suffisant pour observer pour la première fois une stagnation des personnes présentes sur la surface d'exposition qui a, quant à elle, continué à augmenter. Dans un communiqué, le SELL indique en effet un total de 310 000 visiteurs, contre les 307 000 officiels de l'année dernière, tandis que la surface d'exposition est passée de 62 000 m² à 80 000 m², l'événement conservant une durée égale. Alors que depuis plusieurs années, la densité de visiteurs se maintenait au-dessus de 1 visiteur/m²/jour, ce chiffre a finalement chuté à 0,775 visiteur/m²/jour lors de la dernière édition.

Difficile de savoir exactement ce qui est à l'origine de cette stagnation, même si aucune intervention du SELL n'a semble-t-il pointé le bout de son nez : peut-être la mauvaise réputation que le salon a peu à peu acquise ou l'actualité sur fond de peur d'attentat ont-elles contribué à calmer le jeu ...
Dans tous les cas, la conséquence est plutôt positive, car même si cette densité représente encore le double de ce que l'on obtient à partir des chiffres officiels de la Gamescom, la Paris Games Week est devenue un peu plus respirable. Il reste à espérer que cela puisse inspirer les organisateurs et les inciter à augmenter encore la surface d'exposition et/ou à limiter le nombre d'entrées pour les éditions suivantes.

Paris Games Week 2016

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